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<title>Last posts on yves courage</title>
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<name>chaparral</name>
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<title>Yves  Courage, artisan pilote</title>
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<updated>2023-11-21T15:27:00+01:00</updated>
<published>2023-11-21T15:27:00+01:00</published>
<summary>    1980 - Course de côte Corcoue, Martini Mk28       Y ves Emilienne alias...</summary>
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&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6491240&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://memorytso.hautetfort.com/media/02/02/3518217970.jpg&quot; alt=&quot;1980MARTINIMK28COURAGE.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;1980 - Course de côte Corcoue, Martini Mk28&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 36pt;&quot;&gt;Y&lt;/span&gt;ves Emilienne alias Courage appartient à la même génération que le plus jeune pilote du duo vainqueur de l’édition 1980 des 24 heures du Mans. Il a débuté après Jean Rondeau sur la piste mancelle. Après de nombreux succès en course de côte il participe à ses premières 24 heures en 1977 sur une Porsche GT puis en 1981 remporte sa catégorie sur un proto Lola T298 2L BMW. Mais jouer dans la cour des grands sur une voiture de pointe est plus difficile...&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&quot;Mon cursus de course de côte ne me permettait pas de décrocher un volant d’usine pour gagner : il fallut construire ma propre voiture&quot;… &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;François Coeuret&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6491511&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://memorytso.hautetfort.com/media/02/01/3204505044.jpg&quot; alt=&quot;yves courage,pescarolo&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt;&quot;&gt;&lt;em&gt;1982 - Cougar C01&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Courage pilote constructeur&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Yves Courage comme son homologue manceau Jean Rondeau a l’esprit d’entreprise. Il fonde son écurie fin 1981 et se lance dans la construction d’un prototype C01 équipé d’un moteur Ford et dessiné par Marcel Hubert. Dès 1982, la première Cougar est engagée. Jacques Petitjean, responsable de la communication, va convaincre la société Primagaz de soutenir l’écurie. Le moteur Cosworth V8 DFL se montre peu fiable. Les trois premières participations au Mans se soldent par des abandons. &amp;nbsp;A partir de 1985, Courage Compétition passe un accord avec Porsche pour la motorisation. C’était une meilleure option, mais qui ne simplifiait pas forcément les choses...&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;« Le projet prit tellement d’importance qu'en 87, j’arrêtai de piloter. Je n’étais pas préparé à être chef d’entreprise. J’ai pris beaucoup de coups, de stress, par manque de préparation. 20 ans après, je sais que quand je rentre dans l’entreprise le matin, c’est pour gérer des problèmes ! Ce qui m’a fait le plus mal, ce sont les contrôles fiscaux, car au début ils voulaient immobiliser des voitures. Ensuite, mon esprit cartésien m’a permis de toujours faire avec ce qu’on avait. C’était une gestion de bon sens, il fallait gérer et payer avec les sponsors. Ceux qui ont croisé ou pris en main certaines destinées de l’entreprise ont réalisé que c’était plus difficile qu’ils ne l’imaginaient. »&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6491515&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://memorytso.hautetfort.com/media/01/02/3443190455.jpg&quot; alt=&quot;yves courage,pescarolo&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt;&quot;&gt;&lt;em&gt;1987 - Cougar C20&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Performances au Mans&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Après une belle troisième place en 1987 aux 24 Heures du Mans, l’écurie commence à prendre consistance vis-à-vis du public comme de la concurrence. Cependant la fin des années 80 et le début 90 sont difficiles pour la petite structure française face aux usines Porsche, Jaguar ou Sauber Mercedes puis Peugeot, Toyota. &amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;En 1995 le constructeur Courage passe tout près de la victoire au général (Ford avait demandé à l’équipe d’abandonner la dénomination Cougar en 1992). Cette année-là place Courage parmi les favoris. Malheureusement l’édition est pluvieuse et ne favorise pas les protos face aux McLaren GT1. La Courage N° 13 menée par le brillant équipage Wolleck-Andretti-Helary réalise un bon début de course. La pluie s’invite en fin de première heure et Andretti sort à la suite d’une mésentente avec un proto Kremer dans le virage Porsche. L’équipage perd 30 mn et six tours au stand. La suite sera une lente remontée au classement sur une piste piégeuse. La Courage échoue à la seconde place dans sa tentative pour décrocher la victoire. Elle franchit la ligne à un peu moins d’un tour derrière la Mc Laren victorieuse.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6491526&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://memorytso.hautetfort.com/media/00/00/3260447738.jpg&quot; alt=&quot;yves courage,pescarolo&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt;&quot;&gt;&lt;em&gt;1995 - Courage C34&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La deuxième Courage à moteur V8 Chevrolet de Pescarolo-Lagorce-Bernard sera rapidement éliminée sur un problème électrique. Lors de ces 24 Heures une péripétie fâcheuse peu connue du public eut lieu dimanche matin chez Courage. Un sponsor d’Andretti exige que son nom soit visible sur le capot arrière de la C34. Ce dernier a été changé après la sortie de l’américain mais il y manquait le sticker. Un autre changement de capot où figure le sponsor se fait donc lors d’un ravitaillement mais l’opération s’éternise à cause de fixations endommagées : un peu plus de 4mn sont perdues. Pour les autos les plus rapides cela correspond pratiquement au temps sur un tour quand la piste est sèche. En moyenne les protos couvrent ce tour en 3’55’’. &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Une intervention supplémentaire et malheureuse qui a peut-être coûté la victoire à l’équipe Courage.&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; Sur la piste sèche à une heure du damier la C34 revient dans le même tour que le leader mais l’écart sera de trois minutes sur la ligne. Fin 90 sont des années laborieuses pour l’artisan constructeur devant une concurrence plus charpentée : TWR-Porsche, Nissan, Toyota, BMW.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6491513&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://memorytso.hautetfort.com/media/02/00/658264353.jpg&quot; alt=&quot;yves courage,pescarolo&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt;&quot;&gt;&lt;em&gt;2003 - Courage C60&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Producteur de voitures de course&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La pugnacité est inscrite dans les gènes d’Yves Courage. Le constructeur étend sa sphère commerciale. Parallèlement à ses engagements avec notamment la C65 LMP2 mue par le moteur français JPX, il va produire des voitures pour des écuries clientes comme Pescarolo Sport (LMP1), le Paul Belmondo Racing et d’autres écuries concourant en catégorie LMP2... Finalement, après un quart de siècle à la pointe du combat, Courage Compétition est racheté par Oreca en 2007. Yves peut passer le relai avec le sentiment du travail accompli. &amp;nbsp;« Lorsque j’ai rencontré Hugues de Chaunac, j’ai pensé à la pérennité et au respect de l’entreprise. Pour des raisons personnelles je devais prendre du recul. Cependant, toute l’équipe s’est par la suite toujours investie, à court terme notamment sur Le Mans. L’idée était de redévelopper à terme le LMP2 et d’autres programmes… ». L’entreprise créée par Hugues de Chaunac n’a cessé de croître comme en témoigne la liste des engagés en catégorie LMP2 aux 24 Heures 2023 : plateau intégralement composé de châssis Oreca. Yves Courage a conservé par la suite l’ambiance sport auto en créant un département nommé Courage Classic basé dans le Technoparc du Mans. Son équipe réalise restauration, préparation et concrétise l’engagement de voitures typées endurance pour les compétitions historiques.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Yves Courage comme Jean Rondeau, entrepreneur artisan a défié les grands constructeurs aux budgets impressionnants. Il n’a pas démérité, passant très près d’un succès au Mans. Les capacités dont il a fait preuve ainsi que celles des membres de son équipe ont été reconnues à leur juste valeur. Le parcours d’Yves Emilienne prouve que son pseudo n’a pas été usurpé.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6491518&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://memorytso.hautetfort.com/media/02/00/3879873058.jpg&quot; alt=&quot;yves courage,pescarolo&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Points forts de son parcours :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;27 avril 1948 – Naissance au Mans&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Début années 70 – courses de côte&lt;/p&gt;&lt;p&gt;1977 – Premières 24 H du pilote sur la Porsche de Joël Laplacette&lt;br /&gt;1981 – Création de l’écurie Technique automobile Mancelle (TAM)&lt;br /&gt;1982 – Première voiture Cougar C01 sur le circuit du Nürburgring&lt;br /&gt;1985 – Porsche fournit les moteurs&lt;br /&gt;1987 – 3ème place aux 24 H du Mans. Yves Courage abandonne le pilotage pour la construction&lt;br /&gt;1989-90-91 – Championnat du monde des sports prototypes&lt;br /&gt;1990 – 1993 Première voiture nommée Courage ; Partenariat avec Nissan 1998&lt;br /&gt;1995 – La Courage C34 est 2ème aux 24H du Mans dans le même tour que la Mc Laren F1 victorieuse&lt;br /&gt;1996-2000 – Production Châssis LMP1 puis LMP2&lt;br /&gt;2007 – Rachat de l’écurie par Oreca&lt;/p&gt;&lt;p&gt;2009 – Création de Courage Classic&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Source interview : web&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6491521&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://memorytso.hautetfort.com/media/01/01/1855219808.jpg&quot; alt=&quot;yves courage,pescarolo&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt;&quot;&gt;&lt;em&gt;1973 - Course de côte Urcy, March F2&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;- Illustrations ©DR&lt;span style=&quot;font-size: 8pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<name>chaparral</name>
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<title>Rencontres...</title>
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<updated>2023-10-20T18:07:00+02:00</updated>
<published>2023-10-20T18:07:00+02:00</published>
<summary>       C ’était une époque bénie et à jamais disparue où les entreprises...</summary>
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&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6483726&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://memorytso.hautetfort.com/media/01/02/114796447.JPG&quot; alt=&quot;amstrong.JPG&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 36pt;&quot;&gt;C&lt;/span&gt;’était une époque bénie et à jamais disparue où les entreprises privilégiaient la promotion interne par rapport aux diplômes. J’ai 22 ans, des costards impeccables avec des cravates assorties et je m’exprime dans un français châtié (j’ai fait toute ma primaire en école libre catholique). Je n’ai que mon « certif » et mon BEPC en poche mais c’est largement suffisant comme bagage intellectuel à l’époque. Je suis recruté début juillet 1969 par une entreprise qui conçoit et fabrique des fixations mécaniques de sécurité pour l’automobile et l’aéronautique. Et le 9 juillet 1969, le pied de Neil Armstrong se pose sur la Lune, et il y laisse une empreinte quasiment éternelle…&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;Raymond Jacques&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;Je commence&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; à un poste d’aide acheteur, puis réclamé par le directeur commercial, je deviens représentant « comptes divers ». Ensuite j’évolue vers des fonctions marketing et communication. Autour des fixations aéronautiques, gravite &amp;nbsp;un petit monde d’utilisateurs impliqués dans la compétition auto et moto. Voici divers interlocuteurs que j’ai côtoyés à ce titre de plus ou moins près et plus ou moins longtemps, de quelques dizaines de minutes à plusieurs années :&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6483728&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://memorytso.hautetfort.com/media/00/01/2351279636.jpg&quot; alt=&quot;Georges Fougeray (casque blanc).jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Montlhéry, années 70. Georges Fougeray à gauche, casque blanc&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Georges FOUGERAY (années 70/80)&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Très récent champion pilote de moto à l’époque, nous nous sommes vus dans mon bureau à Suresnes. Pour faire quoi exactement ? Je ne me souviens pas. Ce dont je me rappelle, c’est qu’à l’époque, il venait d’être embauché chez Peugeot Cycles, et qu’il y avait du tirage entre sa société et Thierry Sabine à propos de l’Enduro du Touquet… Un homme très sympathique, sans « grosse tête ».&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6483731&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://memorytso.hautetfort.com/media/00/01/848375099.2.jpg&quot; alt=&quot;De Cortanze.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;André de CORTANZE (années 1980)&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Pilote et ingénieur tout d’abord chez Alpine, dans les années 70/80 il s’intéresse à la moto et crée la plus spectaculaire de ses innovations, une nouvelle suspension avant sans fourche. Je réussis à lui faire cracher un rendez-vous et je le rencontre chez ELF dans un immeuble sur le port de Gennevilliers. Je lui propose une fourniture gratuite de toutes les pièces dont il aurait besoin contre une présence publicitaire sur les circuits. « Bofff, ouais, mais non. Peut-être un rappel sur le camion….. ». Ce Monsieur m’avait paru fatigué et quelque peu désenchanté… Quelqu’un me dit, tu sais, Cortanze, la moto, maintenant, il s’en fout un peu. Je me fais l’effet d’un marchand de Bibles arrivant à La Mecque…&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6483732&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://memorytso.hautetfort.com/media/01/01/1025581208.jpg&quot; alt=&quot;motoelf.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;L'une des motos ELF, à poil !&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6483735&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://memorytso.hautetfort.com/media/02/01/1986099044.jpg&quot; alt=&quot;ardex3.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Max SARDOU (1980 – 1981)&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ingénieur mécanicien et aérodynamicien, il pressent l’utilisation que l’on peut faire de l’effet de sol en matière de compétition automobile. Colin CHAPMAN aussi. Après plusieurs contacts téléphoniques, Max SARDOU m’invite à venir voir sa voiture l’ARDEX S80 (Automobile, Recherche, Développement et EXpérimentation), au salon de la voiture de compétition à la porte de Versailles. Je vais le saluer sur son stand et je lui dis : « Elle a une sacrée gueule ! ». En fait, je me pense hypocritement qu’elle est vraiment moche, par trop cunéiforme, avec une sorte de trompe d’éléphant noire sortant du côté droit de la caisse : l’échappement. Sardou me dit de regarder sous la voiture, par l’arrière : il n’y a rien, rien qu’une sorte de tunnel. Lorsque je ressors de la découverte de ce vide, il me regarde avec un petit sourire en coin qui, je pense, trahissait une grande jubilation intérieure.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6483736&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://memorytso.hautetfort.com/media/01/00/4107806327.jpeg&quot; alt=&quot;Ardex 2.jpeg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le moteur BMW M/88 à 6 cylindres 3.5 litres de 450 ch, trône en plein milieu de la voiture, dans l’habitacle, les pilotes devant s’immiscer entre lui et la porte : bain de vapeur et acouphènes assurés. Ce sont Messieurs Michel Lateste et Patrick Perrier, qu’y vont s’y coller. Sardou me dit qu’il aura (peut-être) Maurice Trintignant comme troisième pilote. Mais Pétoulet ne viendra pas : problème avec son sponsor, ou interdiction de piste par l’A.C.O., Pétoulet ayant plus de 60 ans. L’étrange voiture ne prendra pas le départ. A l’époque Max Sardou m’avait dit que le moteur avait cassé pendant les essais et qu’il n’avait pas de rechange comme peuvent en avoir les grosses équipes. En tous cas, la voiture figure parmi les éliminées non qualifiées… J’ai un peu révisé mon jugement esthétique sur l’Ardex, pas si laide que ça finalement, et qui était sans doute trop en avance sur son temps.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6483737&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://memorytso.hautetfort.com/media/00/02/1577164411.jpg&quot; alt=&quot;Alpine M63.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;La M63, première Alpine signée Marcel Hubert&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Marcel HUBERT (année 1989 ou 1990)&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je l’ai rencontré un soir dans le garage d’Yves Courage au Mans. A cette époque il y avait là une concession Porsche et une structure Courage Compétition, qui y construisait les Cougar Porsche de course. Repéré très tôt par Jean Rédélé, Marcel Hubert dessinera toutes les Alpines de compétition à partir de 1963 y compris l’A442 vainqueur des 24 Heures du Mans 1978. Ce soir là, il prit le temps de m’expliquer l’écoulement des filets d’air sur la carrosserie de la Cougar. Un grand professionnel.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6483746&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://memorytso.hautetfort.com/media/02/00/1841978860.jpg&quot; alt=&quot;yves courage,jean rondeau&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Yves EMILIENNE alias Yves COURAGE (de 1987 à 1992)&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L’usine de la société dans laquelle je travaillais à cette époque-là possédait un siège social à Suresnes (92) où se trouvait mon poste et une usine à Saint-Cosme-en-Vairais (72). La proximité du Mans avait fait se rapprocher certaines entreprises de la région et les teams de compétition. En l’occurrence, mon employeur SIMMONDS S.A., consacrait un budget très important à la sous-traitance mécanique (gratuite…) pour Courage, sans compter les factures du CETIM (centre technique inter professionnel) réglées par l’entreprise pour des études destinées à Courage Compétition.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il en résultat une scission profonde du personnel entre les pro-Courage et ceux qui préféraient les actions sociales. Ils s’affrontaient volontiers verbalement dans les couloirs, parfois ça « chauffait » un peu. Pascal Emilienne, le frère d’Yves et en quelque sorte le directeur technique du team me dit un jour, « texto », « SIMMONDS nous usine toutes nos pièces mécaniques sauf celles des moteurs et des boites de vitesses. Si SIMMONDS n’était pas là, l’écurie COURAGE COMPETITION n’existerait certainement pas telle qu’elle est aujourd’hui ». Ite missa est !&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6483738&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://memorytso.hautetfort.com/media/02/02/1009410517.JPG&quot; alt=&quot;cougar87.JPG&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Cougar Porsche C20 3ème aux 24 Heures du Mans 1987 (Courage, Raphanel, Regout)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Un jour j’appris que le top management de l’usine allait organiser une invitation régionale, réservée aux « initiés ». Je vois mon directeur commercial et je lui propose d’inviter des clients importants à assister aux 24 Heures « de l’intérieur et tous frais payés ». Quelques jours plus tard, il revient d’un comité de direction et me dit « C’est OK pour les 24 Heures, c’est vous qui organisez ». Grâce à Yves Courage j’ai pu avoir une des loges qui surplombent les stands, celles de 1956, juste avant leur démolition. Mes « invités » étaient ravis.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6483741&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://memorytso.hautetfort.com/media/01/02/922262231.jpg&quot; alt=&quot;Jean-Rondeau.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Et enfin un autre Sarthois Jean RONDEAU (1980)&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le SEUL pilote et constructeur ayant gagné les 24 heures au volant d’une voiture portant son nom ! Par l’intermédiaire d’un collègue régional, j’avais été invité à la tour ELF à la Défense pour la présentation à la presse des voitures qui allaient courir les 24 heures (et les gagner). Jean Rondeau fit un bref résumé de son aventure et il adressa les remercîments qu’il devait formuler à l’égard de ceux qui les méritaient…&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Nous eûmes également droit à une allocution du sautillant ministre de la Jeunesse Sports, Jean-Pierre Soisson qui bondit sur le micro tel un diable sortant de sa boite.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6483742&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://memorytso.hautetfort.com/media/02/02/1507200774.JPG&quot; alt=&quot;rondeau80b.JPG&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;La Rondeau M379 vainqueur des 24 Heures 1980 (J. Rondeau – J.P. Jaussaud)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Jean Rondeau finit sa vie aussi tragiquement que stupidement le 27 décembre 1985. Il avait créé une usine de production de monoplaces de formule Ford, située en banlieue du Mans. C’est en se rendant dans son entreprise, arrivé au passage à niveau de Champagné, il croit avoir le temps de franchir l’obstacle, mais le rapide Paris Rennes percute sa Porsche… Il avait 39 ans.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;J’ai rencontré deux fois Jean Rondeau, une fois chez Elf et une autre fois au Mans chez l’un de ses sponsors. A chaque fois, il m’a fait la même forte impression : le gars que rien ne peut arrêter, prêt à déplacer des montagnes avec une pelle à tarte…&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6483747&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://memorytso.hautetfort.com/media/02/00/3350895224.JPG&quot; alt=&quot;yves courage,jean rondeau&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Voilà ces hommes que j’ai rencontrés d’une manière souvent météorique et parfois sur le temps plus long. Ils m’ont tous impressionné, chacun à leur manière, presque un demi-siècle plus tard, je me souviens encore d’eux.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify; padding-left: 40px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;- Illustrations ©DR, &lt;span style=&quot;font-size: 8pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;©Christian Vignon&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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